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Présentation du voyage

Mon carnet de voyage en Iran
En 1976 j’étais allée en Afghanistan puis au Yemen en 1977. L’Iran était dans mes projets. Le 11 février 1979 l'Ayatollah Khomeini arrive au pouvoir et marque la fin de l'Empire d'Iran. En juin 1979, le mouvement pour la liberté déclare l'Iran "République Islamique". Depuis, j'ai attendu que les tensions politiques diminuent et permettent un tourisme correct. J'ai même pensé que je n'irais jamais en Iran de ma vie.

Début 2016, les relations entre la République islamique et les pays occidentaux s’apaisent. Le tourisme en Iran a le vent en poupe. Je pars !
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Difficultés avec Internet
Mon blog n'a pas pu être rédigé comme je le fais d'habitude "en live" pour deux raisons : tout d'abord à cause de la censure iranienne : Blogger n'était pas accessible. Je ne suis arrivée à me connecter qu'au travers d'une appli VPN téléchargée sur mon téléphone, et c'était trop petit, trop compliqué pour écrire J'ai essayé durant les heures de trajet en bus, mais entre le bus qui tanguait et la petitesse du clavier... Quant à ma tablette elle ne ma servi qu'à sauvegarder les photos car je n'y avais pas téléchargé de VPN.

Et puis le voyage a été tellement copieux en visites et en rencontres que je n'ai simplement pas eu le temps.
Mais j'ai pris des notes et je m'y suis mise dès que je suis rentrée.

Mon voyage a eu lieu entre le 21 avril et le 21 mai 2016.

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MESSAGE POUR CÉCILE ET FARID DE LYON
A TABRIZ NOUS AVONS FAIT L'EXCURSION AU LAC ORUMIYEH ENSEMBLE. J'AIMERAIS VOUS ENVOYER LES PHOTOS MAIS JE N'AI PAS RETROUVÉ VOTRE ADRESSE MAIL. CONTACTEZ-MOI EN PERSO : ICI

AU HASARD DE MES ARTICLES

samedi 30 avril 2016

Shiraz (1) - Les tombes rupestres de Naqsh-e-Rostam

Naqsh-e Rostam est un site archéologique situé à environ 6 km au nord-ouest de Persepolis. L’endroit est visible depuis plusieurs kilomètres.

Il fait également partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO.



Ce sont quatre tombes cruciformes d'anciens rois achéménides (550-330 BC), creusées dans la montagne, et portant trois registres de bas-reliefs.

L'une de celles-ci, d'après les inscriptions qu'elle présente, serait la tombe de Darius Ier. C'est la seule à porter une inscription trilingue (vieux perse, élamite, babylonien) qui permet de l'identifier.

Les trois autres tombes se trouvant aux côtés de celle de Darius Ier seraient celles de Xerxès Ier, Artaxerxès Ier et Darius II, mais elles ne portent aucune inscription permettant de les identifier avec certitude.

On trouve dans la montagne derrière Persépolis deux autres tombes semblables, appartenant probablement à Artaxerxès II et Artaxerxès III, ainsi qu'une tombe inachevée qui pourrait être celle d'Arsès, ou plus sûrement de Darius III, le dernier de la lignée achéménide, qui fut renversé par Alexandre le Grand.

En plus des tombes, il y a aussi sept très grands bas-reliefs dans la roche de Naqsh-e Rustam, sous les tombes, sculptures commandées par les rois sassanides (224-651 avant J.C.).

Faisant face à la roche se trouve la Ka'ba-ye Zartosht, un monument zoroastrien. À l'extrémité du site se trouvent deux petits autels du feu.

L'Histoire de Naghshe Rostam, le héros mythique perse

Cet endroit est appelé Næqš-e Rostam c'est à dire "Le portrait de Rostam" parce que les Perses pensaient que les bas-reliefs sassanides sous les tombes représentaient Rostam, un héros mythique perse.


Photos : http://www.pbase.com/k_amj/naghshe_rustam

"Il y a bien longtemps vivait en Perse un héros légendaire du nom de Rustam. A trois reprises, alors qu'il campait dans le désert en compagnie de son fidèle étalon Rakhsh, il reçut, durant son sommeil, la visite d'un terrible dragon qui résidait entre les dunes. Par deux fois, son cheval tenta en vain de le prévenir : avant que Rustam ne s'éveille, le monstre avait pris la fuite. 

Sermonné par son maître, Rakhsh n'osait plus donner l'alerte, mais le dragon apparut une troisième fois, bien décidé à dévorer Rustam..."

Vidéo d'Internet

Le site archéologique





J'ai rêvé de voir ce site. J'avais vu des photos. Le ciel est tout couvert et il y a un vent à décoiffer.



VIDÉO





La façade, en forme de croix, est percée au centre d’une ouverture derrière laquelle se trouve la chambre funéraire. La section horizontale médiane est décorée de colonnes à chapiteaux et la partie supérieure de représentations du roi à côté d’un autel du feu, soutenu par les nations vaincues. 


Les bas-reliefs

Sur la même falaise que les tombeaux sont sculptés huit bas-reliefs sassantes.

Le premier représente l’investiture d’Ardéshir Ier : il est ici représenté à cheval de même que le dieu Ahura Mazda qui lui présente la couronne. Sous les sabots de leurs chevaux on aperçoit les formes de leurs ennemis, Artaban V, le dernier roi parthe, et Ahriman, le dieu du Mal.

Le second bas-relief représente Bahram II entouré de membres de sa famille et de dignitaires. Ce relief recouvre lui-même un relief cultuel de style élamite datant vraisemblablement du 17ème siècle av. J.-C.

Le troisième bas-relief sous le tombeau de Darius, montre un combat équestre de Bahram II.

Viennent ensuite deux reliefs superposés : celui du haut, mal conservé, représente Shâpur II appuyé sur son épée. En bas, Hormizd II désarçonne un ennemi d’un coup de lance.

Le sixième bas-relief commémore les victoires de Shâpur Ier sur les Romains : le personnage à genoux devant Shâpur serait l’empereur Philippe l’Arabe, alors que derrière lui se tient l’empereur Valérien, fait prisonnier à Édesse en 260.

Le septième bas-relief, daté du règne de Bahram II, montre des combats à cheval arrangés en deux registres séparés par une ligne horizontale.

Le dernier bas-relief représente l’investiture du roi Narseh qui reçoit la couronne des mains de la déesse Anahita. 

Combat équestre d’Horzmid II




Investiture de Narseh 


















Kaabah-e Zardusht 

En face des tombeaux achéménides se dresse une tour carrée, appelée Kaabah-e Zardusht, ou “Cube de Zoroastre”. Cet édifice est la réplique de la tour de Pasargades.



Les murs sur trois côtés comportent des niches qui ressemblent à des fenêtres. Une porte dans le quatrième côté donnait accès à l’unique pièce de la tour. Contre la façade nord, un escalier de trente marches donne accès à l’unique salle intérieure carrée. 



Les tombes vues de la colline. Le temps ne s'arrange pas.





Nous avons décidé de ne pas aller à Pasargad. 87 km de Persepolis, 2 hres de route sur la route de Shiraz. Parce que si c'est là où se trouve la tombe de l’empereur Cyrus II le Grand et des vestiges de l’ancien palais, il ne reste pas grand chose : un bloc au carré, la tombe !

En lire + sur Wikipedia

Photos du web : http://www.pbase.com/k_amj/naghshe_rustam

L'Histoire de Persepolis



Au 7e siècle, le territoire de la Perse était formé de deux royaumes, celui des Mèdes au nord, celui des Perses au sud (peuple parlant une langue indo-européenne, comme les Mèdes).

Les Mèdes était un peuple qui durant le 1er millénaire av. J.C. occupait un territoire recouvrant le Nord-Ouest de l'actuel Iran, dans le Zagros occidental, autour de leur capitale Ecbatane (Hamadan de nos jours).

Ce peuple n'a laissé aucune source textuelle permettant de reconstituer son histoire. Il n'est connu que par des sources extérieures, assyriennes, babyloniennes et grecques, ainsi que par quelques sites archéologiques iraniens qui sont supposés avoir été occupés par des Mèdes.




La dynastie perse des Achéménides

Cyrus II

Cyrus II, roi de Perse 559 à 530 av. J.-C.) est le fondateur de l’Empire perse (qui s'étalait sur le territoire actuellement occupé par l'Afghanistan + l'Iran), successeur du royaume Mède. Il est le fils de Cyrus I, roi d'Anshan de 600 à 580 av. J.-C. (aujourd'hui Tall-i Malyan).

Cette dynastie est appelée "Achéménide" et régna sur la Perse de 556 à 330 avant J.-C.

Est issue d'Achéménès, un personnage légendaire, contemporain de Sargon, conducteur possible de l'émigration des Perses qui s'installent en Asie au début du 2 ème millénaire avant J.-C. et occupent le plateau iranien.

Les premiers princes achéménides, dont il ne reste que les noms, profitent de l'affaiblissement de la vieille monarchie élamite pour étendre le domaine du petit peuple barbare qu'ils dirigent et qui est alors installé en Parsoumash (dans les monts Bakhtiyari, vers l'actuelle Khurramabad, au nord de Suse).

Ils fixent leur capitale dans la cité élamite d'Anshan, puis ils conquièrent le pays de Parsa (l'actuel "Fars", dans la province de Shiraz), qui devient le centre de la nation perse.

L'union de Cambyse, roi de Perse, avec la fille d'Astyage, roi de Médie, scelle l'unité des deux royaumes sous une même couronne en rehaussant l'éclat de la branche achéménide.

Cyrus II le Grand naît de cette union.

La conquête de l'Asie mineure

Dès le début de son règne, Cyrus II sait utiliser la force militaire de son peuple, qui, cantonné dans des montagnes arides, est plus robuste que les populations civilisées de l'Orient.

Ne dominant au départ qu'une partie des tribus perses, il est cependant capable d'exploiter, au détriment des monarchies orientales, l'hostilité que leur despotisme a toujours suscitée.

Le roi de Babylone, Nabonide, devant ces succès militaires, veut faire de Cyrus son allié contre la Médie. Astyage vaincu par Cyrus, ce dernier choisit Ecbatane (aujourd'hui Hamadan) comme capitale de l'Iran unifié, Mèdes et Perses poursuivant dès lors une destinée commune.

Les deux royaumes réunis sous son pouvoir, Cyrus se trouve à la tête d'un empire auquel ses importantes richesses naturelles et sa situation géographique imposent un rôle d'intermédiaire entre les civilisations occidentales et extrême-orientales.

L'histoire de cette dynastie est mal connue, car ses scribes utilisaient, plus souvent que la traditionnelle tablette d'argile, le parchemin ou le fragile papyrus. En dehors des rares inscriptions royales, l'historien ne dispose guère que des témoignages de sujets réticents ou d'adversaires passionnés.

Cet empire, que les conquêtes de Cyrus rendirent immense, fut au 5 ème siècle avant J.-C. la quatrième puissance mondiale, et fut réduit à néant par Alexandre le Grand en 330 avant J.-C.

+ sur :  http://www.larousse.fr/encyclopedie/groupe-personnage/Achéménides/103946

À sa mort (530), Cyrus II laisse à son fils Cambyse II un immense empire.


Cambyse II

Cambyse II (530-522 avant J.-C.), fils de Cyrus II, termine la conquête de l'Orient en saisissant l'Égypte. Mais, cette fois, au lieu de barbares ou de populations mêlées lasses d'un mauvais gouvernement, l'armée perse se heurte à une nation orgueilleuse et xénophobe, et devant la mauvaise volonté des habitants de la vallée du Nil, l'Achéménide n'hésite pas à faire détruire un certain nombre de leurs temples. 

Plus autoritaire que Cyrus, Cambyse II excède ses peuples en leur demandant trop d'impôts et de recrues. Il meurt au moment où triomphe une révolte menée par son frère Bardiya. 

Bardiya (522 avant J.-C.) 

Ce dernier, qui reste sept mois au pouvoir en 522 avant J.-C., pratique une politique originale : il supprime le tribut et la conscription pour trois ans, et, cherchant à imposer en Iran une forme épurée de la religion, il fait, à l'instigation des « Mages » (les prêtres iraniens), détruire les édifices culturels.  

Il est assassiné par les chefs de la noblesse perse qui reste attachée à ses dieux et aux profits de la conquête, et qui reproche à la famille de Cyrus d'être devenue plus mède que perse. Darius Ier, le réformateur (522-486 avant J.-C.) 

Darius 1er (520 - 486 avant J.C.)

Le trône passe à Darius Ier, qui prétend descendre de la branche cadette des Achéménides ; celui-ci affirme n'avoir renversé qu'un imposteur, le Mage Gaumata, qui s'était fait passer pour Bardiya. 

La crise dynastique provoque des insurrections nationales, mais Darius Ier réussit à maintenir l'Empire, dont il porte ensuite les frontières à l'Iaxarte (Syr-Daria), à l'Indus et au Danube. 

Darius

Le roi Darius Ier a un rôle primordial dans la réforme administrative de son empire. Il achève la mise en place de l'administration impériale dont Cyrus avait jeté les fondements, en remédiant pour une bonne part au manque de structures institutionnelles. 

La volonté d'autonomie des divers peuples conquis fait choisir au souverain, pour gouverner l'Empire, les seuls représentants du peuple perse. Ainsi l'Empire est divisé en vingt satrapies sous l'autorité de vingt satrapes ou « protecteurs du royaume » choisis parmi les plus grandes familles et qui sont responsables devant le souverain de leur gestion. 

Avec Darius s'affirme la volonté de créer un État centralisé et puissant, différent de la domination de type féodal du temps de Cyrus, mais conservant les principes d'une occupation relativement libérale, préservant les particularismes linguistiques malgré l'établissement d'une langue administrative, l'araméen, qui touche l'Orient tout entier, de même que les particularismes religieux, artistiques et institutionnels des pays soumis. 

Darius Ier décide d'établir une nouvelle capitale dans une volonté de se distinguer de la branche aînée des Achéménides, à laquelle Pasargades était fortement liée.

Il choisit pour cela une ville identifiée depuis comme étant Uvādaicaya ("Matteziš" en babylonien).

Cette ville devait déjà avoir une certaine importance politique puisque c'est là que Darius fit exécuter Vahyazdāta, son principal opposant perse, en 521 av. J.-C.


Par ailleurs, la présence de palais et de portes monumentales remontant à Cyrus et à Cambyse II est attestée, ainsi qu'un tombeau inachevé probablement destiné à Cambyse. Des tablettes babyloniennes montrent qu'il s'agit alors d'un centre urbain développé, actif et peuplé, ayant des relations commerciales avec la Babylonie, capable d'assurer les moyens logistiques et alimentaires pour un chantier de cette ampleur.

Darius choisit pour site de construction le bas de la formation rocheuse du Kuh-e Rahmat qui devient ainsi le symbole de la dynastie achéménide. Il y fait ériger la terrasse, des palais (Apadana, Tachara), les salles du Trésor, ainsi que les murailles Est. 

Il est difficile de dater avec précision la construction de chaque monument. La seule indication irréfutable est fournie par des tablettes retrouvées sur le site qui attestent d’une activité au moins dès 509 av. J.-C., lors de la construction des fortifications. 

On peut en revanche attribuer la plupart des constructions aux périodes correspondant aux règnes des différents souverains.

Les successeurs

Les constructions de Darius sont ensuite terminées et complétées par ses successeurs : son fils Xerxès Ier ajoute au complexe la Porte de Toutes les nations, le Hadish, ou encore le Tripylon. Sous Artaxerxès Ier en 460 av. J.-C., on dénombre 1149 artisans présents sur les chantiers. 

Le site reste en construction au moins jusqu’en 424 av. J.-C. et peut-être même jusqu’à la chute de l’empire achéménide : une porte reste en effet inachevée, ainsi qu'un palais attribué à Artaxerxès III. 

Au contraire d'autres constructions monumentales antiques grecques ou romaines, la construction de Persépolis ne doit rien à l’esclavage. Elle est entièrement assurée par des ouvriers venant de tous les pays de l’Empire : Babylonie, Carie, Ionie, ou Égypte.

Destruction

Peu sensibles aux avantages de l'ordre que font régner les Perses, les innombrables communautés politiques incorporées dans l'Empire ne songent qu'à reprendre leur indépendance.

C'est d'abord la révolte des Grecs d'Ionie et d'une partie de l'Asie Mineure (499-493 avant J.-C.), qui est soutenue au début par certaines des cités helléniques d'Europe, restées indépendantes. C'est là l'origine des guerres médiques (ainsi nommées par les Grecs, qui confondaient Perses et Mèdes). 

Persépolis ne dispose pas de solides défenses. En outre, la position au pied du Kuh-e Ramat représente un point faible à cause du faible dénivellement à l’Est, entre la Terrasse et le sol. Ce côté était protégé par un rempart et des tours. 

Les connaissances de la prise et de la destruction de Persépolis, attribuées à Alexandre le Grand, proviennent essentiellement des écrits d’historiens antiques, au premier rang desquels Plutarque, Diodore de Sicile, et Quinte-Curce.

Les palais ont été pillés et brûlés par Alexandre le Grand en 331-330 av. J.-C.

Alexandre le Grand - British Museum

On raconte qu'à l’issue d’une journée de beuverie en l’honneur de la victoire, Persépolis est incendiée sur ordre d’Alexandre en mai 330 av. J.-C.14.

Les raisons ayant motivé cette destruction sont controversées. Plutarque et Diodore relatent qu’un Alexandre ivre de vin aurait jeté la première torche sur le palais de Xerxès à l'instigation de Thaïs, maîtresse de Ptolémée, qui jette la seconde.

Thaïs aurait exhorté Alexandre et ses compagnons d’armes à venger ainsi le sac passé d’Athènes par Xerxès Ier. Cette hypothèse pourrait se trouver accréditée par l’intensité des destructions du Tripylon et du Hadish, qui montre que ces bâtiments construits par Xerxès ont plus souffert de l’incendie que d’autres.

Diodore et Quinte-Curce racontent également la rencontre en route pour Persépolis, de 4 000 prisonniers grecs mutilés ou ayant subi de mauvais traitements de la part des Perses aurait provoqué colère et tristesse du souverain, et aurait constitué un motif supplémentaire de représailles.

La chute de Persépolis est suivie du massacre de ses habitants et du sac de ses richesses.
Alexandre y laisse une partie de son armée et poursuit sa route, ne revenant à Persépolis que quelque temps après.

La destruction de Persépolis marque la fin du symbole de la puissance achéménide. Le premier empire perse disparaît complètement avec la mort de Darius III, dernier empereur de sa dynastie.

L’hellénisation commence avec les Séleucides.

Au pied de la Terrasse se trouve un temple, peut-être construit par les Achéménides, et réutilisé par les Séleucides, puis par les Fratadaras (gardiens du feu). La ville basse est progressivement abandonnée au profit de sa voisine Istakhr, à l'époque partie.

Des graffitis, attribuables aux derniers rois de Perse sous les Parthes ou au début de l'ère sassanide, montrent que le site est cependant resté lié à la monarchie perse, au moins symboliquement. En effet, une inscription en Pehlevi relate qu'un fils de Hormizd Ier ou Hormizd II y donne un banquet et y fait procéder à un service cultuel.

Persépolis a donc pu continuer à servir de lieu de culte plusieurs siècles après l'incendie de 330 av. J.-C. Persépolis sert également de référence architecturale pour certains éléments des constructions sassanides telles le palais de Firozabad.

Shiraz (1) - Persepolis

Persepolis se trouve à 60 km au nord-est de Shiraz. C'était une capitale de l’empire perse achéménide. 
Les Iraniens l'appellent Takht-e Jamshid (Le trône de Jamshid), Jamshid étant le premier, sans doute mythique, chef de l'Iran. 

Persépolis est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. 

Le joyau de l'art achéménide 

Persépolis est le plus impressionnant de tous les sites archéologiques en Iran, tout d’abord par son étendue mais surtout par la taille et la nature de ses ruines. La cité est située dans une haute plaine entourée de montagnes.


Persépolis a été fondée par Darius le Grand autour de 521/518 avant J.-C. Conçu pour être le siège du gouvernement pour les rois achéménides et un centre pour les réceptions et fêtes rituelles.

Darius I

A peine les travaux de Suse terminés, Darius Ier entreprend, vers 518 av. J.-C., la construction d’une nouvelle capitale dans la plaine de Marv-e Dasht, à peu de distance de Pasargades qui était la capitale de Cyrus le Grand. 

Le trajet effectué chaque année depuis Suse, la capitale administrative située à plus de 500 kilomètres, devait être long et difficile, et devait certainement accentuer l’effet recherché.

Parsa (mieux connue sous son nom grec de Persépolis) n’a eu aucun rôle administratif ou commercial mais était peut-être destinée uniquement à servir de cadre aux fêtes du Nouvel An, le Norouz, lorsque les envoyés de tous les peuples soumis à l’empire perse venaient déposer leurs offrandes au pied du Roi des Rois, sous l’égide du grand dieu Ahura-Mazda.

Il est maintenant certain que la cité était occupée en permanence et tenait un rôle administratif et politique central pour le gouvernement de l’empire. De nombreuses archives écrites sur des tablettes d’argiles découvertes dans les bâtiments du trésor et les fortifications ont permis d’établir ces rôles, et livrent des renseignements précieux sur l’administration impériale achéménide et la construction du complexe.

La construction de Persépolis se poursuivit pendant plus de deux siècles, jusqu’à la conquête de l'empire et la destruction partielle de la cité par Alexandre le Grand en 331 av. J.-C.

L’aspect monumental du site, l’immensité de la salle d’audience et de la salle du trône, dite salle aux 100 colonnes étaient bien faites pour impressionner les vassaux du Grand Roi. Le choix du site de Persépolis n’avait rien d’arbitraire : construite pour symboliser la puissance des souverains Achéménides, la ville ne pouvait, dans ce sens, que profiter de son isolement géographique.

Pour en savoir + sur l'Histoire, mon autre article sur le blog : ICI

La découverte 

Le site est plusieurs fois visité au cours des siècles par des voyageurs occidentaux, mais ce n’est qu’au 17e siècle qu’il est authentifié comme étant les ruines de la capitale achéménide. Les ruines n'ont pas été fouillées jusqu'à ce que l'Institut oriental de l'Université de Chicago ait parrainé une expédition archéologique sous la supervision du professeur Ernst Herzfeld 1931 à 1934, et Erich F. Schmidt 1934-1939.

Image d'Internet


Les ruines n'ont pas été fouillées jusqu'à ce que l'Institut oriental de l'Université de Chicago ait parrainé une expédition archéologique sous la supervision du professeur Ernst Herzfeld 1931 à 1934, et Erich F. Schmidt 1934-1939.





Persépolis comprend un vaste complexe palatin érigé sur une terrasse monumentale qui supporte de multiples bâtiments hypostyles. Ces palais ont des fonctions protocolaires, rituelles, emblématiques, ou administratives précises : audience, appartements royaux, administration du trésor, accueil.

À proximité de la Terrasse se trouvaient d’autres éléments : habitations de la ville basse, tombes royales, autels, jardins.

Photo de moi, vue de la colline.


On entre par un immense escalier de pierre.







VIDÉO
On entre


Des écoliers iraniens vient visiter aussi le site.


Immédiatement une porte avec des statues géantes de lion à la tête d'homme.
















De nombreux bas-reliefs sculptés sur les escaliers et portes des palais représentent la diversité des peuples composant l’empire. D’autres consacrent l’image d’un pouvoir royal protecteur, souverain, légitime, et absolu, ou désignent Xerxès Ier comme successeur légitime de Darius le Grand.

Les multiples inscriptions royales persépolitaines cunéiformes rédigées en vieux-persan, babylonien, ou élamite, gravées à divers endroits du site, procèdent des mêmes buts, et précisent également pour certains bâtiments le roi ayant ordonné leur érection.












Darius 1er, fondateur de Persepolis en 518 av. J. C.










Il reste très peu de couleur, mais ce petit coin de couleur ocre laisse imaginer que la frise était tout entière colorée.



Cette frise j'en avais rêvé parce que je l'avais vue sur de nombreuses images. Mais j'ai été, en quelque sorte, un peu déçue, parce que sur les images elle paraît être très haute, énorme, et en fait elle n'est pas grande. Les sculptures des dignitaires sont petites, pas aussi grandes comme la frise des archers que l'on voit au musée du Louvre, par exemple.





Procession des nobles et dignitaires

Lors de ces célébrations, les plus importantes du calendrier mazdéen, les envoyés de tous les États vassaux de l’Empire achéménide viennent présenter leur tribut au Roi des Rois. C’est cette cérémonie que l’on voit représentée sur les escaliers de l’Apadana. Toutes les satrapies y sont représentées. Aucun étranger ne pouvait assister à ces cérémonies.






















































Le tombeau





La vue de la haut






MON FILM



La destruction

Les palais ont été pillés et brûlés par Alexandre le Grand en 331-330 av. J.-C.

Bien que mis à feu et détruite par Alexandre dans un geste symbolisant la destruction de la puissance impériale perse, ses ruines encore imposantes permettent une reconstruction assez complète de son aspect d'origine.